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6000 entorses par jour : votre ostéo peut vous soulager

L’entorse correspond à une lésion articulaire, caractérisée par un étirement, voire une rupture des ligaments. Dans la quasi-totalité des cas, un mouvement brutal ou un traumatisme, même léger, en est la cause. Ainsi, il existe deux types d’entorses :

✚ L’entorse dite bénigne (communément appelée « foulure ») où les ligaments sont distendus sans rupture.

✚ L’entorse dite grave avec rupture totale ou partielle d’un ligament, parfois même associée à un arrachement osseux.

On compte environ 6000 entorses par jour en France (touchant surtout la cheville) mais différents profils ou facteurs favorisants augmentent les risques.

Êtes-vous à risque ?

Sont plus particulièrement concernés par les risques d’entorses :

✚ Les athlètes, professionnels ou amateurs, et les gens ayant une activité physique ponctuelle ou régulière.

✚ Les personnes qui ont déjà eu une entorse (ou autres blessures aux articulations).

✚ Les gens en surpoids ou en mauvaise condition physique.

✚ Les personnes âgées chez qui les réflexes sont plus lents en vieillissant, de sorte que les faux pas et les entorses gagnent en fréquence avec l’âge.

Entorse : les facteurs de risque

✚ Un échauffement trop court avant un effort physique intense.

✚ Un entraînement insuffisant ou mal conduit.

✚ La fatigue musculaire car la tension sur les articulations est plus importante lorsque les muscles sont fatigués, ce qui diminue la « vigilance » articulaire.

✚ Un équipement inapproprié (par exemple, porter des chaussures de marche plutôt que des chaussures de sport durant une randonnée en terrain accidenté).

✚ Une aspérité ou un changement d’état du terrain imprévu.

✚ La pratique de sport à haute énergie cinétique (football, rugby, judo etc.).

Les bons réflexes en cas d’entorse

L’entorse provoque un phénomène douloureux immédiat qui vous empêchera quasi instantanément d’utiliser l’articulation touchée. Dans un premier temps, le plus important est la prise en charge de la douleur : 

✚ L’application du protocole RICE (Rest = repos, Ice = glace, C = compression, E = élévation) est préconisée. Il vous sera bien évidement conseillé l’arrêt immédiat de l’activité.

La pose d’une contention souple ou rigide temporaire sera réalisée, dans un second temps, afin de limiter les mouvements de l’articulation et surtout l’œdème. Il sera ensuite essentiel de vous conduire chez un médecin ou aux urgences.

✚ Sur prescription médicale, vous réaliserez des examens complémentaires permettant de poser un diagnostic le plus précis possible. Cela permettra de connaître l’importance de l’entorse (bénigne ou grave).

La prise en charge par un ostéopathe

Les entorses les plus fréquentes touchent les chevilles, puis les poignets, les doigts et les genoux.

✚ Dans le cas d’une entorse bénigne, l’ostéopathe biomécanicien pourra effectuer une prise en charge efficace et rapide. Il pourra recourir à des mobilisations et des manœuvres pour drainer l’œdème, diminuer la douleur et la raideur musculaire active et ainsi « libérer » l’articulation. Ce résultat s’obtiendra le plus souvent en une ou deux séances réalisées en l’espace d’une ou deux semaines.

Dans le cas où l’ostéopathe est sollicité à distance du traumatisme (on dit alors que l’entorse est chronique), des techniques neuro-musculaires peuvent également être utilisées pour « dénouer » les tendons.

✚ Enfin, dans le cas d’une entorse grave, la prise en charge sera conduite, dans un premier temps, par un chirurgien orthopédiste qui pourra ordonner la pause d’une attelle ou d’un plâtre, et qui opérera, s’il le juge nécessaire, l’articulation blessée. Ensuite, vous entamerez une phase de convalescence et de rééducation en kinésithérapie. Parallèlement à cela, l’ostéopathe biomécanicien s’occupera de diminuer au maximum les douleurs et les raideurs musculaires actives afin de faciliter la rééducation. C’est la prise en charge interprofessionnelle qui reste la plus efficace pour que vous puissiez retrouver le plus rapidement possible la fonctionnalité de votre articulation.


Dans tous les cas de figure, l’ostéopathe biomécanicien est tout à fait indiqué pour intervenir. Il vous conseillera également sur les moyens d’éviter des complications telles que l’algo-neuro-dystrophie. Par exemple, des emplâtres d’argile verte sont fortement recommandés après une grave entorse, cette substance ayant des vertus anti-inflammatoires et cicatrisantes.

Source:

http://www.lasantesurtout.com/6000-entorses-par-jour-votre-osteo-peut-vous-soulager/

Faut-il s’étirer et quand le faire ?

Les études sont unanimes : il ne faut pas s’étirer avant de faire du sport.

Chez les sportifs l’idée selon laquelle les étirements après l’effort évitent les courbatures est très répandue. D’autres s’étirent avant l’effort dans l’espoir d’éviter les crampes ou les blessures. Alors, faut-il s’étirer avant ou après une séance de sport, tous les jours ou jamais ? Voici des éléments de réponse qui ne manqueront pas de vous surprendre.

Avant l’effort

Les études sont unanimes : il ne faut pas s’étirer avant de faire du sport. Pourquoi ? D’abord, parce que cela ne réduit pas le risque de blessure musculaire, bien au contraire, ça l’augmente. L’étirement atteint les fuseaux neuromusculaires qui informent le cerveau sur la position et le mouvement du muscle. Après un étirement, les faisceaux neuromusculaires voient leur sensibilité baisser, ce qui a pour effet de diminuer les réflexes, et donc la réactivité musculaire en cas d’urgence. Par ailleurs, cela a pour conséquence d’augmenter le risque d’entorse.

Outre ce phénomène mécanique, après un étirement prolongé, il se produit un phénomène vasculaire qui conduit à une moins bonne irrigation sanguine du muscle. En conséquence de quoi ce dernier est pénalisé dans sa montée en température et privé d’une oxygénation efficace pour réaliser l’effort qui lui sera demandé. Là aussi le risque de blessure se voit naturellement augmenté.

Enfin, dernier argument, et pas des moindres, contre l’étirement avant l’effort : s’il dure plus de 30 secondes, celui-ci diminue l’élasticité du muscle, et donc sa capacité à restituer de l’énergie. Cela affecte les performances sportives de ceux qui s’étirent par rapport à ceux qui ne s’étirent pas.

Seule exception à la règle, les danseurs, gymnastes et autres sportifs dont la souplesse est l’élément central de leur activité doivent pratiquer des étirements avant l’effort.

Et après l’effort ?

Depuis bien longtemps il est de tradition de s’étirer après l’effort pour diminuer le risque de courbatures. Croyance populaire démentie formellement par la science. Plusieurs études ont mis en évidence que les étirements après l’effort n’avaient aucun effet sur la prévention des courbatures. Les courbatures traduisent des micro-lésions musculaires, lésions que l’on peut quantifier à travers la concentration plasmatique (dans le sang) en créatine kinase (CK). Toutes les études réalisées sur le sujet ont montré que les étirements n’avaient aucune incidence sur cette concentration en CK. Enfin, des chercheurs suédois ont eu l’idée d’étirer une jambe sur les deux d’un groupe d’athlètes et de comparer la survenue de courbatures. Aucune différence n’a été relevée entre le membre étiré et le membre non étiré.

Néanmoins, il existe une bonne raison de s’étirer après l’effort. Après avoir été sollicités, les muscles restent en position raccourcie. Ce raccourcissement est dû à un blocage des ponts actine-myosine qui composent les fibres musculaires. Un étirement bref de moins de 30 secondes permettra de lever ces blocages et de relâcher les muscles.

Conclusion

Si vous pratiquez régulièrement une activité sportive, évitez de vous étirer avant l’effort, car cela diminue la performance et augmente le risque de blessure. Si vous en ressentez impérativement le besoin, ne vous étirez pas plus de 30 secondes, mais sachez que cela n’aura aucun effet bénéfique sur vos performances. Après l’effort, pratiquez des étirements qui ne dépassent pas 30 secondes par muscle étiré pour libérer les ponts actine-myosine. Sachez cependant que cela n’évitera pas l’apparition de courbatures.

Enfin, si vous cherchez à allonger vos muscles, étirez-vous entre les séances de sport et privilégiez des étirements longs de 2 à 3 minutes. Ces étirements, pratiqués entre les séances de sport, participent au bon fonctionnement des articulations et à une indéniable sensation de bien-être, il serait dommage de s’en priver !

Source:

http://www.lepoint.fr/sante/kine/faut-il-s-etirer-et-quand-le-faire-02-03-2015-1908961_2467.php#xtor=CS2-238

Ostéopathie et sportif

L’intérêt des sportifs pour l’ostéopathie

Les sportifs font de plus en plus souvent appel à des ostéopathes, certaines équipes internationales en possèdent même un ou plusieurs d’attitrés (équipe de France de football, XV de France, etc.).
Si les sportifs professionnels s’intéressent tellement à l’ostéopathie, c’est que celle-ci peut intervenir auprès d’eux à plus d’un titre.
Elle permet :
– d’avoir une action préventive ;
– de traiter certains déséquilibres ;
– d’effectuer un suivi ;
– de soulager des douleurs ;
– d’améliorer les performances ;
– de préparer à une épreuve.

Ostéopathie chez les sportifs de tous les niveaux

Les sportifs soumettent leur corps à un certain nombre de contraintes importantes. L’ensemble des structures biomécaniques est sollicité :
– articulations ;
– muscles ;
– tendons ;
– ligaments.
L’intervention d’un ostéopathe peut être tout à fait intéressante pour les sportifs à tous les niveaux. Qu’il s’agisse :
– d’un amateur qui veut pratiquer sans risque tout en se faisant plaisir ;
– d’un semi-professionnel qui souhaite améliorer ses performances ;
– d’un professionnel qui désire récupérer rapidement après une blessure ou qui cherche à se préparer à une épreuve particulière.
Le côté préventif est également fondamental et, au sein d’équipes importantes, le thérapeute pratique en étroite collaboration avec toute une équipe médicale (pluridisciplinaire).

Particularités de la pratique ostéopathique chez les sportifs

La pratique ostéopathique chez les sportifs varie en fonction de l’âge, la condition physique, la demande du patient, le lieu d’intervention et l’urgence de la situation.

Action préventive
Il est possible pour des sportifs de consulter des ostéopathes même en dehors de toute douleur ou problème particulier.
En effet, une visite régulière (une ou deux fois par an par exemple) permet de prévenir plutôt que guérir, une pratique dans laquelle les ostéopathes excellent. Ils peuvent ainsi rééquilibrer les différentes structures avec facilité, aucun blocage particulier n’étant à prendre en compte.
Le thérapeute devra toutefois faire attention à ne délaisser aucun paramètre dans la mesure où si une chaîne lésionnelle en devenir n’est pas corrigée dans son entier, des pertes de compensation (douleurs consécutives à un traitement partiel) surviendront.

Aspect curatif
Le traitement ostéopathique des sportifs privilégiera les techniques d’ostéopathie structurelle.
En effet, les zones les plus souvent sollicitées en cas de pratique sportive sont essentiellement d’ordres ostéo-articulaire et musculo-squelettique et des douleurs musculaires peuvent survenir.
Bien entendu, il ne s’agit pas là d’une réalité figée et l’ostéopathe devra adapter son traitement à son patient. Il est par exemple nécessaire d’avoir une approche crânienne plus spécifique chez un boxeur que chez un archer (tir-à-l’arc).
Dans tous les cas, les techniques devront être parfaitement maîtrisées et précises. En effet, elles doivent être à la fois efficaces et sans danger pour ne pas nuire à la reprise de l’activité et à la récupération.
Si la plupart des séances d’ostéopathie nécessitent une mise au repos pendant quelques jours, cela n’est pas toujours possible chez les sportifs et le traitement doit donner un résultat aussi rapide que possible.
D’un autre côté, le traitement ostéopathique permettra de raccourcir considérablement la durée d’immobilisation ou de consolidation des blessures les plus graves (entorses et tendinites notamment).

Suivi thérapeutique
Un certain suivi thérapeutique est parfois nécessaire. Bien que les sportifs souhaitent le plus souvent des résultats rapides afin de pouvoir reprendre leur activité le plus vite possible, plusieurs séances sont parfois nécessaires pour conforter un traitement.
Par ailleurs, pour les sportifs de haut niveau, s’assurer régulièrement qu’aucune chaîne lésionnelle n’est en train de s’installer peut être très profitable (l’ostéopathe posturologue est particulièrement bien placé pour effectuer ce type de diagnostic).

Améliorer les performances
L’ostéopathe du sport peut participer à l’amélioration des performances sportives :
– en ajustant au mieux les différentes structures ;
– en augmentant l’amplitude des mouvements ;
– en permettant d’avoir des gestes plus fluides et une meilleure perception de son corps.

Préparer une épreuve
Avant une épreuve sportive, il est intéressant de consulter un ostéopathe.
Plusieurs paramètres seront toutefois à considérer.
Évitez de vous rendre pour la toute première fois chez un ostéopathe avant une épreuve sportive. En effet, les réactions sont parfois imprévisibles et effectuer un effort important alors que le corps cherche à s’adapter n’est pas forcément une bonne chose.
En fonction des ajustements auxquels il sera nécessaire de procéder, il faudra consulter plus de trois jours avant l’épreuve, de façon à laisser au corps le temps d’intégrer les nouvelles informations.
Il est toutefois possible de procéder à quelques ajustements mineurs quelques heures avant l’épreuve. Dans ce cas, en fonction du sport pratiqué, on procédera soit à une action de détente avec un travail crânien, soit au contraire à un travail plus dynamique avec une approche essentiellement structurelle.

Sources :

http://osteopathie.comprendrechoisir.com/comprendre/osteopathe-du-sport/